SANTÉ et SOINS

SANTÉ ET SOINS

sous le conseil d’un vétérinaire

 Il est conseillé de se laver les mains avec un (désinfectant Bactéricide) avant et après chaque manipulation de la tortue.

– Ne pas porter ses mains à la bouge (visage) avant de  désinfecter ses mains

– Ne pas embrasser la tortue

– Ne pas poser la tortue sur la table

– Ne pas poser la tortue à coté de la nouriture familliale…

Hygiène :
L’hygiène a une place importante dans l’élevage des tortues aussi bien en ce qui concerne le terrarium qu’en ce qui concerne l’enclos. Le terrarium doit être fréquemment désinfecté à l’eau de javel diluée. L’enclos doit être débarrassé tous les jours de la nourriture sèche ou souillée ainsi que des excréments. La coupelle à eau doit être nettoyée
et alimentée en eau propre.
Abcès :
Un abcès est un amas de pus solide localisé au niveau du cou, des membres, de la queue.
Carence en vitamines :
Dans ce cas une alimentation variée et le soleil sont les meilleurs remèdes. Il arrive cependant que certains signes apparaissent : la tortue rétracte sa tête dans la carapace d’une façon caractéristique. Les tortues qui ont les yeux collés font une carence en vitamine A.
Constipation :
Fréquente en captivité, elle peut être due à une alimentation trop sèche. Donner à la tortue des aliments riches en fibres et la baigner dans l’eau tiède deux ou trois fois par jour. En l’absence de résultats, lui faire avaler une petite quantité d’huile de paraffine. Attendre quelques jours, car le transit est assez long chez une tortue. Un chauffage au sol déclenche aussi une constipation.
Dermatites d’humidité :
Les mycoses touchent les tortues terrestres élevées dans un milieu trop humide (parc trop humide ou trop d’herbe). Des petites vésicules apparaissent sur la peau et sur la carapace. Si on ne traite pas à temps, les écailles peuvent tomber et il peut y avoir surinfection des os.
Déshydratation :
Principaux symptômes :
– La tortue n’urine pas
– Les yeux sont enfoncés
Diarrhée :
Elle peut avoir plusieurs causes :
– Déséquilibre alimentaire
– Chaud et froid
– Parasitose intestinale (voir vers ci-dessous)
Malformations :
Les malformations de naissance, sont dues à leurs gènes. Ces malformations sont, pour la majorité, bénignes et n’empêchent pas la tortue de vivre.
Les parasites
Les parasites externes :
Il faut les extraire à la pince à épiler, après les avoir imbibé d’éther.  Au point d’implantation par lequel elles sucent le sang se trouve une petite inflammation, il faut appliquer à cet endroit, pendant quelques jours, une lotion antiseptique.
Les Parasites internes :
Ils comprennent les vers et les protozoaires, les symptômes les plus courants sont :
– Anorexie et amaigrissement
– Diarrhée chronique
– Présence de parasites visibles dans les selles
– Déshydratation
Les vers ronds (ascaris, oxyures) sont des nématodes, ils sont détruits par le Panacur (ou le Fluvermal 2.5ml/kg) à raison de 2ml/kg par voie orale deux fois à un mois d’intervalle. Le Levamisole (Nemisol) est également un très bon vermifuge efficace contre les vers intestinaux et pulmonaires. Il s’utilise en injections.
Les tortues sont vermifugées avec du Panacur 2,5% liquide et ou du Flagyl buvable contre les vers à leur arrivée dans l’élevage, ne pas vermifuger chaque année, une juvénile qui n’a pas eu de contact avec d’autre tortue n’a pas besoin d’être vermifugé.
Les Rhinites :
Des injections de Baytril 5% sont effectuées pendant 10 jours à 3 semaines « selon l’ordonnance du vétérinaire » ainsi que des séances d’aérosol de 20 minutes de purebor pendant 10 jours, ou avec un appareil d’aérosol électrique avec un mélange de 1 ml d’une ampoule de Goménol soluble et d’1 ml d’une ampoule de Mucomyst et de 5 ml de sérum physiologique . Maintenir la tortue en terra chauffer 28° jour et nuit, baigner tous les jours
La rétention d’œufs :
C’est l’impossibilité pour une femelle de pondre ses œufs. Il faut veiller à ce qu’elle ne soit pas stressée et à ce que le lieu de ponte soit correct (terre meuble). Une tortue qui n’arrive pas à pondre est très agitée et souvent anorexique. Il faut faire appel au vétérinaire, qui après avoir pratiqué une échographie, adaptera le traitement.
La septicémie :
Une septicémie est une infection généralisée, qui s’est développée à partir d’un foyer infectieux non soigné « rhinite ». On observe des tâches rouges (suffusions) sous le plastron ou sur les membres. La tortue est toujours très abattue.
Isolement :
Les tortues en période de soins sont isolées dans le parc de quarantaine, ou selon les symptômes en terrarium de quarantaine.
Identité et puçage :
La tortue de moins de plus de 4 cm de plastron doit avoir été implantée d’un transpondeur la pose d’un transpondeur obligatoire avant d’obtenir son CIC.
Chaque tortue de mon élevage a un numéro d’identification personnel.
Problème sanitaire :
Parasites  intestinaux : voir vermifuge page précédente
Humidité : peut provoquer des problèmes respiratoires et favoriser la Rhinite surtout
pour la Graeca qui est porteuse du germe de la Rhinite Contagieuse,
ainsi que des Mycoses cutanées.
Maladies d’une tortue :
Chaque tortue a une fiche sanitaire d’élevage si besoin.
Un carnet de santé par espèce est présenté au vétérinaire, afin qu’il y annote ses commentaires.
Une tortue qui présente des signes de faiblesse est mise dans le terrarium de quarantaine sans substrat, sur une alèze médicale. La température est constante à 28/30°C sous UVB 10%. Un bain est donné tous les jours afin d’éviter que la tortue ne se déshydrate pas. Il faut également vaporiser de l’eau 2 fois par jour. Selon les symptômes, je fais les 1ers soins de base sinon, je contacte un de mes vétérinaires et suis leur prescription médicale.
– Les soins sont appliqués sur prescription vétérinaire :
L’animal malade est placé en terrarium de quarantaine en fonction de la. L’animal reçoit un bain d’eau tiède afin de permettre l’évacuation des matières fécales et l’hydrater. Pendant le traitement, le terrarium et les accessoires seront tenus propres : déjections enlevées de suite et nettoyage complet à la Javel toutes les semaines. L’animal sera manipulé avec des gants à usage unique.
QUELLES MALADIES LES REPTILES PEUVENT-ILS TRANSMETTRE À L’HOMME ?
On appelle zoonose toute maladie transmissible de l’animal à l’Homme et vice versa, soit par consommation de produits animaux soit par contact. Les zoonoses des reptiles sont principalement dues à des bactéries ou des parasites (vers, champignons…). Aucun virus des reptiles n’est à ce jour potentiellement transmissible à l’Homme.
Les zoonoses bactériennes
La salmonellose
La salmonellose concerne surtout les tortues AQUATIQUE  on peut être infecté  aussi par les fruits pourris donnés aux tortues exotiques qui ont fermentés parterre
Mais la hermanni hermanni mange très peu de fruit et comme on ramasse ce qu’elle n’a pas manger pas de risque de pourriture
C’est la maladie la plus fréquemment transmise des reptiles à l’Homme : aux Etats-Unis, 3 à 5 % des salmonelloses diagnostiquées chez l’Homme seraient d’origine reptilienne.
La bactérie est présente dans le tractus intestinal du reptile de façon naturelle et même parfois sur la peau, mais 85 à 90 % des reptiles sont porteurs sans être malades.
La transmission de la bactérie à l’Homme se fait par contact direct, ou ingestion accidentelle d’aliments et/ou d’eau contaminés par des matières fécales. Les cas de salmonellose sont fréquents chez les jeunes enfants, qui portent leurs doigts à leur bouche après avoir manipulé les animaux. Toute personne infectée par une Salmonelle ne développera pas forcément de maladie ; cependant, les enfants de moins de 5 ans, les gens âgés et les personnes immunodéprimées ont plus de risque d’avoir des symptômes.
Les symptômes de la salmonellose chez l’Homme peuvent être des troubles intestinaux de type gastro-entérite, de la fièvre voire une septicémie.
La tuberculose
La tuberculose se transmet à l’Homme soit par inhalation de sécrétions buccales ou respiratoires d’un reptile porteur de la bactérie, soit par morsure. Un contact direct via une blessure lors de la manipulation de l’animal ou du nettoyage de la cage peut également être une cause de transmission. Il est conseillé de se laver les mains avec un (désinfectant Bactéricide) avant et après chaque manipulation de la tortue.
Chez le reptile, l’infection se traduit par des lésions pulmonaires, cutanées, buccales, viscérales ou nerveuses.
Chez l’Homme, la maladie touche les poumons et provoque toux, crachats, détresse respiratoire, essoufflement, fièvre, perte de poids…
 L’aéromonose
Aeromonas sp. est une bactérie présente dans l’eau des terrariums (gamelles, bassins.. .). L’Homme se contamine alors par contact de l’eau souillée avec une plaie cutanée pré-existante. Il peut également se contaminer par morsure du reptile.
Chez les reptiles, l’infection peut être asymptomatique ou provoquer des pneumonies, des diarrhées, des stomatites ou des septicémies.
Chez l’Homme, les symptômes occasionnés par cette maladie sont variés, allant de l’infection de plaie jusqu’à l’infection pulmonaire, en passant par la gastro-entérite.
D’autres bactéries sont responsables de zoonoses mais sont beaucoup plus rares. Elles sont le plus souvent présentes dans le tube digestif et dans la bouche des reptiles qui les portent sans être malades. Elles causent chez l’Homme , et surtout chez les jeunes enfants, des gastro-entérites avec signes ressemblant à l’appendicite (Yersinia enterocolitica), des septicémies (Yersinia pseudotuberculosis) ou des infections uro-génitales (Enterobacter cloacae et Klebsiella pneumoniae).
Les zoonoses parasitaires
En Europe, il est rare que les reptiles transmettent des maladies parasitaires à l’Homme. Ces zoonoses sont principalement rencontrées en Afrique ou en Asie du Sud-Est du fait de la consommation  de viande de reptiles.
Mycoses
Diverses maladies parasitaires ont pour origine des champignons. La mycose  transmissible la plus fréquente des reptiles se nomme la zygomycose.
La transmission se fait par inhalation, ingestion ou contamination cutanée par des spores du champignon contenues sur la peau ou dans les selles du reptile contaminé.
Les individus immunodéprimés sont les plus à risque d’attraper la maladie.
Les symptômes chez l’Homme sont très variés et peuvent aller de l’atteinte cutanée avec l’apparition de granulomes, en passant par des atteintes de la sphère oro-nasale, et même des atteintes plus graves comme des méningites.
Les cestodoses
L’Homme peut être atteint de deux cestodoses, la sparganose et la mésocestoïdose, après consommation de viande de reptile contaminée ou concoction de remèdes médicinaux à base de venin de serpent contaminé.  Ces vers sont des cousins du « ver solitaire » et provoque donc des troubles digestifs dans la plupart des cas.
La pentastomidose
Les pentastomides, ou linguatules, sont des parasites ressemblant à de petits vers. La maladie se transmet à l’Homme par ingestion d’œufs contenus dans les sécrétions respiratoires ou les déjections des serpents. L’Homme déclare alors une hépatite, une pneumonie, une méningite, une péricardite ou une péritonite, selon la localisation de la larve issue de l’œuf ingéré. Aucun traitement médicamenteux ne permet à ce jour d’éradiquer ce parasite, ni chez le reptile, ni chez l’Homme. Seule la voie chirurgicale est possible. C’est pourquoi il est fortement conseillé de faire subir à votre reptile un examen parasitologique de ses selles pour détecter la présence du parasite.
Les acarioses
La contamination de l’Homme par des acariens de reptiles est anecdotique. On peut citer Ophionyssus, acarien présent essentiellement sur les serpents, et susceptible de passer sur la peau de l’homme en cas de contact prolongé et rapproché avec ce type de reptile.
Au bilan, il existe de nombreuses maladies transmissibles du reptile à l’Homme mais heureusement, la majorité d’entre elles restent rares. Des gestes simples permettent de se prémunir contre les risques de transmission.
Règles simples pour limiter le risque de zoonose au contact de vos reptiles
–          Le nettoyage des mains est indispensable après avoir manipulé un reptile ou un accessoire du terrarium. Utilisez de l’eau chaude avec du savon (et idéalement du gel bactéricide) pour une meilleure efficacité.
–          Votre terrarium ne doit pas être installé dans votre cuisine ou toute autre pièce dédiée au stockage  ou à la préparation alimentaire.
–          Votre terrarium et ses accessoires doivent être lavés, désinfectés et consciencieusement rincés. L’eau de javel reste l’antiseptique le plus efficace pour le nettoyage. L’utilisation de gants jetables pendant cette opération est fortement conseillée, voire un masque de protection. L’utilisation d’ustensiles ayant un rapport avec l’alimentation pour effectuer ce nettoyage doit être proscrite.
–          Lors de la conception de votre terrarium, n’oubliez pas qu’il doit pouvoir être nettoyé facilement afin de rester sain pour votre reptile et vous-même.  Les accessoires doivent donc être facilement démontables et nettoyables.
–          Ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas pendant que vous manipulez votre reptile ou que vous nettoyez son terrarium, afin d’éviter tout contact entre vos mains et votre bouche. Ne laissez pas le reptile se promener sur des surfaces servant à la préparation de la nourriture (plan de travail).
–          Déconseillez les manipulations aux jeunes enfants et aux sujets immunodéprimés. Apprendre aux enfants à ne pas embrasser l’animal.
–          Toujours désinfecter et surveiller une plaie occasionnée par un reptile, que ce soit par morsure ou par griffure.
Ces gestes ne sont donc que peu contraignants, mais sont indispensables pour se protéger vis-à-vis des zoonoses. La prévention doit se focaliser sur les enfants en bas âge et les personnes avec des défenses immunitaires affaiblies.
IMPORTANT : Ne pas hésiter à consulter un médecin en cas de blessure provoquée par un reptile. Les symptômes évoqués ici ne sont que des indications et seul un médecin vétérinaire est à même de poser un diagnostic. 
    • Sources :

– DAGNAC L., Les maladies parasitaires et mycosiques transmises à l’homme par les animaux d’espèce inhabituelle (AEI), Thèse pour l’obtention du diplôme d’état de docteur vétérinaire, Nantes  2004, 239p

– Colville J, Berryhill D, Handbook of Zoonoses E-Book, 1st Edition, Identification and Prevention, 2007, Mosby

VETERINAIRE SPECIALISE POUR TOUS LES REPTILES DONT LES TORTUES :
Docteur Herpétologue SCHILLIGER
Clinique vétérinaire
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